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RENCONTRE AVEC BENJAMIN CHOQUERT APRES SES 2h11'11'' SUR MARATHON
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27 Décembre 2019 - Florian Vauthrin
RENCONTRE AVEC BENJAMIN CHOQUERT APRES SES 2h11'11'' SUR MARATHON
Dimanche 1er décembre, lors du Marathon de Valence (Espagne), Benjamin Choquert a réalisé ce qu’on peut qualifier d’exploit sportif : 26e en 2h11'11.

Neuf semaines après sa tentative à Berlin, le champion du monde de duathlon est finalement récompensé et pulvérise son ancien record (2h15’41). . Il faut dire que les conditions étaient réunies lors de cette 39e édition pour une performance avec un parcours ultra roulant et de très bonnes conditions météo (environ 15 degrés et un beau soleil).

Son entraîneur, Frédéric Fabiani, qui l’a suivi à vélo du 5e au 32e kilomètre fut pourtant inquiet : « Au 10e kilomètre, Benjamin n’avait pas trouvé sa gourde de ravitaillement, au 20e elle est renversée par un concurrent devant lui qui oblige Benjamin à se pencher pour la ramasser. Je le trouve énervé par ces aléas et là, je me dis, on ne va pas revivre le psychodrame de Berlin bon finalement tout s’est bien terminé. C’est une vraie satisfaction qu’il ait relevé le défi en signant en plus les moins de 2h11’30, il a fait son boulot. Maintenant il est le 4e Français en termes de chrono à avoir réalisé le niveau de performance requis, on va attendre avec beaucoup d’impatience que la liste des trois retenus pour les JO soit donnée (courant mars). Nous serons supers contents quand il sera officiellement sélectionné, s’il l’est. »

Benjamin Choquert n’a pas ménagé ses efforts en contrôlant sa course avec prudence : « Au début, je pensais partir au suicide, le meneur d’allure allait sur des bases en 2h10. Je suis resté décalé derrière en faisant attention de ne pas me retrouver tout seul. Quand je suis passé au 30e je me suis dit c’est bien tu as déjà fait plus qu’à Berlin (sourire). Au ravitaillement du 35e, j’ai vu que cela passait bien. Au 39e, je sentais qu’il ne pouvait plus rien m’arriver j’avais juste à surveiller le chrono et voir s’il fallait relancer fort sur la toute fin. Maintenant, il va falloir attendre le mois de février pour voir si le rêve olympique est au bout ou pas. »

« Je rêve de visiter le Japon depuis que je suis gamin, je n’y suis jamais allé. Je suis fan d’animation japonaise, j’aime la culture de ce pays. Avec ma compagne nous nous étions dit que ce serait bien comme voyage de noces, du coup, ce sera peut-être plus tôt que prévu. »

Pour rappel, la date limite pour réaliser le niveau de performance requis sur marathon est fixée au 2 février. Après Valence, les meilleures possibilités pour y parvenir seront en janvier les marathons de Houston (Etats-Unis), Marrakech (Maroc) et Dubaï (Émirats Arabes Unis). Y’aura-t-il encore des Français capables de tenter de réaliser les 2h11’30 requis ?

Propos ci-dessus réunis à la du site LePape-Info

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Comment avez-vous abordé ce marathon après votre tentative échouée à Berlin le 29 septembre ?

Comme n’importe quelle course, il fallait juste retrouver la motivation, le job avait déjà été fait donc je devais juste être patient et concentré sur l’objectif.


Selon vous, qu’est ce qui a mieux fonctionné à Valence qu’à Berlin ?

Je n’ai pas forcément de réponse, j’ai mieux géré mes ravitos, en buvant plus et plus longtemps, j’ai rajouté des gels et surtout j’étais peut-être encore plus prêt à souffrir.


Lors de votre tentative à Berlin vous avez rencontré de gros problèmes musculaires juste avant le 30e kilomètre. Comment avez-vous réglé ce problème à Valence ?

Ce n’était pas des problèmes musculaires, mais une déshydrations qui après a provoqué la défaillance, j’ai fait attention toute la semaine avant de bien m’hydrater et j’ai bu la moitié de mes bidons, sur chaque ravitos. 


2h11’11, un chrono symbolique puisque vous égalez le record du club détenu par un certain Pascal Zilliox

Oui je n’ai vraiment pas fait exprès, mais l’histoire est belle et m’a fait monter la larme en le voyant.


A ce jour, vous êtes 4 Français à avoir réalisé les « minimas » pour les Jeux Olympiques de Tokyo pour trois places… Comment voyez-vous les choses se profiler ?

Nous avons jusqu’au 2 février pour faire les minimas, donc potentiellement certain peuvent encore se rajouter, j’ai fait la meilleure course que je pouvais faire sur la forme et l’objectif du moment, maintenant, je dois juste patienter, car je n’ai plus mon destin entre les mains.


Tokyo, le Japon… On vous sait fan de manga et de la culture Japonaise en générale, une motivation supplémentaire pour joindre l’utile à l’agréable ?

C’est sûr que cela me permettrais de réunir deux rêves en un seul événement, je pense que ce serait une émotion indescriptible.


Avec ce nouveau record au marathon qui vous place dans les 20 meilleurs performers Français tout temps, vous vous sentez davantage duathlète ou coureur ?

Les deux font partie de moi et me font progresser, l’entraînement croisé me permet de performer et de prendre du plaisir en compétition, alors pourquoi choisir. 


Une préférence entre le semi et le marathon ?

C’est sûr que le semi, c’est plus rythmé et on s’en remet plus facilement, mais le marathon va chercher au fond de nous-même et nous pousse à nous dépasser et c’est pour cela que je voulais en faire.


Avec seulement 4 marathons à votre actif, quel chrono pensez-vous pouvoir atteindre ?

Je me dis que je peux approcher les 2h10 en optimisant tout, mais cela demande encore plusieurs courses, quelques années d’expérience en plus et des conditions parfaites.


Quels sont selon vous les trois critères les plus importants dans l’élaboration d’une performance sur marathon ?

- La préparation foncière, car il faut habituer le corps à un effort long.
- La bonne gestion de ses ravitos, car sans carburant, c’est la panne sèche
- La gestion de son allure, il faut savoir se freiner au début et rester constant pour ne pas risquer de trop vite découvrir la violence du mur. 


Champion d’Europe et du Monde de Duathlon, finaliste aux Championnats de France Élite sur 5000m et maintenant une potentielle qualification aux Jeux Olympiques sur marathon. 2019 une année pleine ?

L’année 2019 et vraiment une excellente année pour moi, voir la meilleure de ma carrière, après j’ai eu aussi quelques échecs, comme ma 3e place au France de duathlon ou quelques pépins physiques dus à la fatigue des entraînements 


Comment se profile votre début d’année 2020, des échéances en tête ?

Oui déjà en Duathlon avec les Europe le 7-8 Mars donc on ne me verra pas au France de cross et les Monde de semi le 29 Mars si je suis retenu qui m’avait plutôt réussi il y a deux ans.


En 2017, vous étiez au départ des Championnats d’Europe de Cross. Que pensez-vous de la génération « dorée » avec une équipe de France espoir qui vient de remporter son 3e titre consécutif avec en-tête d’affiche un Jimmy Gressier qui monte en puissance ?

En mode récup, j’ai bien sûr regarder cela, en plus Aurore faisant parti de la sélection tricolore, je me devais de regarder, cette génération est très douée et prometteuse et font souvent parler d’eux, j’espère juste que tous pourront continuer à vivre leurs rêves pleinement et continuer pleinement dans le haut-Niveau pour qu’on puisse les voir briller en Senior.


On vous sait attaché aux manifestations organisées par votre club où vous faites régulièrement office de favoris. Absent cette année des courses de Saint-Nicolas à Nancy sur 10km, un pincement au cœur ?

Bien sûr que louper la St Nicolas cette année était très frustrant et ne pas conserver le challenge Zilliox encore plus, mais le chrono réalisé était le plus bel hommage que je pouvais lui faire.


A 33 ans, comment voyez-vous la relève sur les courses de fond dans le paysage Lorrain ?

La victoire d’un vétéran sur le challenge Zilliox de cette année est peut-être une réponse en soit, mais en vrai, je ne connais pas assez les catégories jeunes de la région, même si je pense évidemment à Yann Schrub ou Félix qui a changé de région, qui font partie de la relève, mais déjà Senior.


La question bonus... Vous êtes chaussé en Nike Vaporfly Next%, la fameuse paire de running qui fait polémique, pensez-vous qu’elles aient pu aider à construire votre performance ?

Le choix de sa chaussure sur marathon est toujours très important, après je pense quelle sont surtout très confortable et légère et permette d’économiser de l’énergie pas forcément de courir plus vite.

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